2013-09-07 18.41.52Telle est la devise de ce blog.

Allusion à mon salaire d’échevin, ce “pas pour rien”?

Plutôt un stoemp d’expressions dans lequel je mélange à ma façon le “veni vidi vici” césarien et le “je vais et je viens, entre tes reins” gainsbourgeois, servi avec une Sauce Echevin.

J’avoue, je ne suis pas un TopChef en matière culinaire (voir la recette Pêche Jel’ma sur ce blog) mais sur le plan linguistique je m’amuse comme un fou avec tous les ingrédients que je trouve dans ma cuisine du monde.

Que ce soit bien clair pour tous ceux qui n’ont pas été éduqué avec un sens exagéré du devoir à accomplir……… ici et maintenant, car “kan niet ligt op ’t kerkhof en wil niet ligt er naast” (Je-ne-peux-pas est au cimetière et Je-ne-veux-pas est son voisin, expression chère à ma mère): je n’ai pas observé le pouvoir pendant 12 ans (“je vis”) pour y arriver (“je vins”) et ne rien f………

N’en déplaise ceux qui m’accusent de laisser-aller ou (pire?) d’avoir vendu mon âme aux cyniques libéraux du MR pour une écharpe scabinale.

Entre le “depuis les élections, le laisser-aller est patent. (Les) nombreux échevins flamands (honteux par rapport à l’insignifiant pourcentage de population qu’ils représentent) et/ou écolo n’apportent rien. Les rues sont sales et les trottoirs sont laissés à l’abandon : les mauvaises herbes poussent partout…………..” qui sent le FDF, et le “wat heeft Groen gekregen in ruil voor een schepenzitje?”, qui sent la N-VA, il semble y avoir un fossé.

Pourtant les deux sont d’accord sur le principal chef d’accusation: l’échevin que je suis devrait avoir honte.

Non seulement il ne mérite pas sa place au sein du collège car “flamand”, en plus il ne f…. rien.

Est-ce le lot d’un échevin des Travaux Publics d’être accusé de ne rien faire, ou justement de trop faire, en fonction du “gaspillage” incriminé?

Ou est-ce plutôt mon appartenance à la fois linguistique et idéologique qui me vaut tant d’agressivité?

Tout un chacun est utilisateur de l’espace public, ce qui semble donner le droit à tout un chacun de se considérer expert en matière de voirie, de stationnement, de plantations etc. etc.

Et de marcher, que dis-je, de cracher sur mes plates-bandes sous lesquelles certains voudraient m’enterrer pour de bon.

L’argument qui revient le plus souvent: Il n’y a qu’à Etterbeek qu’on fait ceci ou cela, Allez voir à X comment cela se passe.

Le râleur type n’est pas seulement expert en tout, mais a également une vision très large: il connaît par le menu détail les 18 autres communes et les politiques qu’on y pratique, et il vous cite avec la même aisance un exemple de réaménagement réussi à Ganshoren que à Gant ou à Copenhague.

Pourquoi ce qui est possible à X ne l’est pas à Etterbeek?

Question rhétorique car lui, il sait pourquoi.

L’échevin des Travaux Publics est un petit politicien de village, qui ne connaît rien à rien, qui est entouré d’incompétents, et qui ne fout rien maintenant qu’il se croit arrivé.

Et maintenant, que vais-je faire?

Je vais en rire pour ne pas pleurer.
p.s: Regardez-bien la photo qui accompagne cet article, et vous verrez que les flamands profitent plus longtemps des chantiers que les francophones.

C’est encore du favoritisme!

Honteux!!

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