(en voor de Vlamingen hetzelfde)

 

Le phénomène Bart De Wever et son parti (l’article possessif a toute sa place ici…….) continue à fasciner le monde médiatique et politique francophones.

Et aussi mes amis francophones, notamment politiques.

Que dire de ce parti tant diabolisé dans l »autre démocratie » de ce pays, comme le dirait son grand chef?

Voici quelques idées pour tenter de les dé-diaboliser, sans sympathie ou compassion mais avec le recul nécessaire de la part d’un non-flamand faisant de la politique à Bruxelles au sein d’un parti démocratique………..comme la N-VA.

 

Voilà déjà un premier élément de réponse, car la différence essentielle entre VB et N-VA est que la N-VA est un parti démocratique, donc pas frappé d’un cordon sanitaire.

N’oublions pas que le sp.a, parti de gauche (ou je me trompe?) est au gouvernement flamand avec la N-VA, donc pas si antidémocratique que ça, chers amis du PS?

En principe, on peut donc négocier avec eux, même si sur le fond Groen est en désaccord sur presque tout.
Pour les partis francophones, c’est la même chose: ils ont négocié avec la N-VA au niveau fédéral, sans succès mais pas de NON à priori comme pour le VB.
Au niveau local, en Flandre il y aura peut-être des négociations et puis des coalitions avec Groen et N-VA, cela dépend surtout de leur “profil local”.
Cependant avec un seul “NEEN” pour Groen: la présence d’ex-mandataires VB dans leurs rangs!

Pour Bruxelles plus spécifiquement, disons d’abord haut et fort que la N-VA n’a a pas de solution pour Bruxelles, sauf le “confédéralisme” que Groen rejette, car, avec Ecolo nous considérons Bruxelles comme une région à part entière qui ne saurait être cogérée par les 2 autres!
D’ailleurs, leurs discours communautaire à Bruxelles même (ou la N-VA se présente dans plusieurs communes……… pour préparer 2014) est plutôt vague, et ils s’en rendent compte; c’est pour cela qu’ils se profilent surtout comme un parti de droite: droits et devoirs, sécurité, moins de taxes, touche pas à mon auto/parking etc.

Pour Groen la N-VA est donc un parti comme les autres, pas d’extrême-droite (comme le VB) mais tout “simplement” populiste………. de droite (comme il y en a des populistes de gauche).

Quant à la personne de Bart De Wever, ce n’est pas un extrémiste style Dewinter, mais un politicien très malin, bon débatteur, qui poursuit un objectif: une Flandre républicaine indépendante, non par révolution mais par évolution, avec le confédéralisme comme étape intermédiaire, pour se séparer ensuite, mais de façon démocratique……..

D’ailleurs, même la N-VA se rend compte que pour le moment la plupart des Flamands ne sont pas pour la fin de la Belgique. Pour le moment, mais les mentalités évoluent; raison pour laquelle les partis francophones parlent de plus en plus ouvertement d’un plan B.

 

Quelques questions « mineures » qui devront être résolues, autant dans le plan B que dans le plan A (A d’Anvers, capitale de la Flandre indépendante?): que faire de Bruxelles, que faire de la ‘minorité flamande’ de Bruxelles, et des autres ‘minorités’ dans les autres régions, que faire de la dette nationale, que faire des frontières, que faire de la reconnaissance internationale et de la représentation au sein d’institutions telle l’UE ou l’Otan………….

Intelligent et visionnaire comme il est, je suis convaincu que BDW a une réponse à tout………..

Personnellement j’estime que la diabolisation de la N-VA et de son grand leader par les médias et les politiciens francophones est exagérée, et avant tout une aubaine pour eux.

Analysons plutôt objectivement leurs motifs, leurs objectifs, leurs méchanismes, leurs électorats…….. pour voir les différences essentielles avec le VB.

Traitons BDW comme un politicien “normal”, combattons-le sur base d’arguments, et il perdra des plumes comme des kilos.

Pas tout de suite, et à cet égard 2014, « de moeder van alle verkiezingen » sera décisif.
Malheureusement en Flandre, à part Groen et son président, Wouter Van Besien, personne n’ose mener ce combat de front et de fond, ou personne n’est à la hauteur.

Là aussi: rendez-vous en 2014, avec un avant-goût le 14 octobre 2012.

Goût pas trop amer pour les verts, j’en suis convaincu.

Advertenties